Méditation: L'Espérance

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L’espérance nous empêche de nous arrêter: nous n’avons de repos qu’en Dieu, comme le dit si bien la petite Thérèse. C’est l’espérance qui nous fait brûler les étapes, qui nous empêche de nous arrêter à quelque chose de moindre que le bien promis. Cette béatitude promise nous prend et nous saisit, et nous attire vers Dieu, elle nous fait vivre: « Ta promesse me fait vivre » (Ps 119, 5). —  « Que ta promesse me soutienne, et je vivrai » (Ps 119, 116). — « En ta promesse fais-moi vivre » (Ps 119, 154).

 

Et comme ce bien promis, nous ne pouvons pas l’acquérir par nous-mêmes, nous réclamons le secours de Dieu, nous le demandons et nous y adhérons: « Ecoute, Seigneur, mon cri d’appel, pitié, réponds-moi ! (…) c’est toi mon secours » (Ps 27, 8). « Notre secours et bouclier, c’est lui ! » (Ps 33, 20). « Notre secours est dans le Nom de Yahvé » (Ps 124, 8).

 

L’espérance regarde donc à la fois la fin, ce que Dieu a promis, la promesse ultime, le « bien eschatologique dernier », et le secours de Dieu, l’aide de Dieu. Une vraie promesse porte toujours sur un bien ultime, sur quelque chose qui nous apportera le bonheur plénier; et en même temps, nous nous appuyons sur l’aide de Dieu, sur l’aide du Christ. Nous savons que c’est par les mérites du Christ, par le mystère de la Croix, que ce bien nous est donné; ce n’est pas nous tout seuls qui l’obtenons, c’est Jésus en nous, et c’est lui qui met en nous la force de faire tout ce qui est nécessaire pour aller vers ce bien —  « Espère le Seigneur, sois fort et que ton cœur s’affermisse. Espère le Seigneur » (Ps 27, 14).

Père Marie-Dominique Philippe, o.p.

fondateurs de la communautè

des Soeurs et des Frères de Saint-Jean

Extrait de Vita, Dulcedo et Spes nostra. In Aletheia n° 6 (déc. 1994)


Santo Subito

 

 
 
 

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