2 Maggio 2026

Explication de l’image peinte par le Père Marko Ivan Rupnik

La famille en soi appartient à l’existence selon la nature. Même dans le monde animal, nous savons qu’il existe des familles. Les oiseaux et les poissons ont eux aussi des familles. La famille exprime donc la façon dont les êtres vivants existent. Elle appartient à la nature de la création.

Mais, selon notre foi, selon notre tradition chrétienne, ce n’est pas le cas, car par le baptême, nous, chrétiens, recevons une vie nouvelle, une vie qui n’est pas conforme à l’existence selon la nature, mais une vie qui appartient à Dieu. Dieu nous donne de participer à sa manière d’être.

Pour nous les chrétiens, la famille est l’expression d’un sacrement: le sacrement du mariage. Et cela change totalement sa signification, car un sacrement implique toujours une transformation. C’est au sein de la vie naturelle que l’Esprit Saint opère la transformation du mode d’existence. Et il le fait en transfigurant la vie naturelle, non pas en la niant, mais en l’assumant et en la transformant, car le primat n’est plus de la nature, mais de la relation.

Ainsi, pour concevoir cette image, à l’occasion de ce grand rassemblement des familles, j’ai été à la recherche d’un point départ.

Ce qui me semblait important, c’était de montrer la nouveauté de la famille selon l’Église, selon le baptême, selon la vie en Christ, selon l’homme nouveau.
C’est pourquoi je me suis souvenu du célèbre Père de l’Église syriaque, saint Jacques de Saroug, qui parle du “voile de Moïse”.

Saint Jacques prononce une belle homélie en vers sur le passage du livre de la Genèse où il est dit que “Dieu créa l’homme et la femme” et où il est dit ensuite que “l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme pour que de deux ils deviennent complètement un”, c’est-à-dire une seule réalité, une seule chair.

Saint Jacques de Saroug dit que Moïse a parlé, certes, de l’homme et de la femme, mais en fait, il y voyait une réalité bien plus profonde dont il n’osait pas parler. C’est pourquoi il l’a couverte d’un voile, afin que personne ne puisse vraiment voir ce que ses yeux ont contemplé. Pourquoi ? Parce que l’humanité n’était pas encore prête à accepter ce grand Mystère.
Vu qu’il s’agit de l’union d’un homme et d’une femme, j’ai choisi l’image des noces de Cana. Nous savons par les textes de sagesse – comme le Siracide – que le vin est ce qui donne du goût à la vie, car le vin est l’amour qui résume e lui le sens de l’existence humaine. Ainsi, dans l’épisode de Cana, lorsque Marie dit “Ils n’ont plus de vin”, en fait, Marie dit au Christ : “Ces époux n’ont plus d’Amour”.

Et puisque l’image de l’homme et de femme renvoyait à la relation entre Dieu et l’homme (il suffit de penser au Cantique des Cantiques), il est clair dans ce passage que la relation entre l’homme et Dieu est brisée, c’est-à-dire qu’elle n’est plus vécue, elle n’est plus basée sur l’Amour.

En effet, la tradition patristique voit dans les six jarres la loi de Moïse qui devait servir à la purification. Mais les six jarres sont vides. De plus, les jarres sont en pierre. Ainsi, pratiquement, dans l’épisode des noces de Cana, il se produit un énorme pas en avant dans la relation entre l’homme et Dieu : la relation fondée sur la loi qui vient de l’extérieur et qui a été progressivement lue et comprise de manière moralisatrice prend fin et une nouvelle relation entre Dieu et l’homme voit le jour: il s’agit de la relation entre le Père et le Fils, à laquelle participent tous ceux qui vivent de la vie du Fils.

C’est une relation qui est vraiment fondée sur l’Amour et qui devient une expression de l’Amour.
J’ai donc pris l’image de Cana et j’ai fait le lien avec l’homélie de Jacques de Saroug.

Quiconque s’y connaît un peu en iconographie chrétienne ancienne reconnaîtra immédiatement le visage de saint Paul dans ce serveur de mariage.

Quelqu’un pourrait dire : “Mais qu’est-ce que saint Paul a à voir avec les noces de Cana, si Paul n’était pas présent aux noces de Cana de Galilée ?”. Certes, certes! Mais voyons voir !
Je voudrais lire quelques passages de Jacques de Saroug.
J’ai dit que Jacques avait voilé cette image. En effet, Jacques dit : “Le prophète Moïse introduisit l’histoire de l’homme et de sa femme / car à travers eux , l’on parle du Christ et de son Église / Avec le regard extasié de la prophétie, Moïse vit le Christ, / et comment Lui et son Église seraient devenus une seule chose dans les eaux du baptême ; / il Le vit la revêtant dans le sein virginal / et elle, le revêtant dans l’eau baptismale”.

Cet échange est formidable ! Il s’incarne et, comme fils de Dieu, Il se fait homme, pour révéler dans les eaux baptismales l’homme revêtu du Christ.
“…L’Époux et l’Épouse sont spirituellement devenus une seule chose/ et c’est à leur sujet que Moïse écrit : “Les deux seront un”… Puis Moïse, de toute évidence voilé, “vit le Christ et l’appela homme, / il vit aussi l’Église et l’appela femme”. C’est formidable : il a appelé homme ce qu’était le Christ et l’humanité assumée par le Christ, il l’a appelée Église. “Et parce qu’il y avait le voile qui la couvrait / personne ne savait ce qu’était cette grande peinture, ou qui elle représentait.”

Mais maintenant arrive le plus beau.
“Après les noces [donc après la Pâque du Christ], Paul entra, vit / le voile étendu dessus, le prit et l’arracha au beau couple / Il découvrit et révéla ainsi au monde entier le Christ et son Église / que le prophète Moïse avait dépeints dans sa prophétie. / L’Apôtre, tremblant, s’écria : “Ce mystère est grand” / et commença à montrer ce qu’était le tableau couvert : / “En ceux qui sont appelés “homme et femme” dans les écritures prophétiques / je reconnais le Christ et son Église, les deux qui ne font qu’un” / Le voile sur le visage de Moïse a maintenant été ôté ; / venez tous voir une splendeur dont on ne se lasse point ; / le grand mystère qui fut voilé a maintenant été révélé/ Que les invités aux noces se réjouissent de l’Époux et de l’Épouse, si beaux. / Il se donna à elle, et il était né d’une pauvre fille ; / il la fit sienne, et elle est liée à lui et se réjouit avec lui ; / il descendit dans les profondeurs et éleva l’humble jeune fille dans les hauteurs, / car ils ne font qu’un, et là où il est, elle y est avec lui. / Le grand Paul, cette grande profondeur parmi les apôtres, / a exposé le mystère, qui est maintenant clairement raconté. / La grande beauté qui avait été voilée est maintenant apparue au grand jour, / et tous les peuples du monde virent sa splendeur. / L’Époux promis fit entrer la fille du jour dans un nouveau sein, / et les eaux du baptême entrèrent en travail et lui donnèrent naissance : / Il resta dans l’eau et l’invita : elle descendit, se revêtit de Lui et remonta ; / elle Le reçut dans l’Eucharistie, et ainsi se vérifièrent les paroles de Moïse selon lesquelles les deux ne feront qu’un. / De l’eau naît l’union chaste et sainte / de l’épouse et de l’époux, unis en esprit dans le baptême. / Les femmes ne sont pas unies à leurs maris de la même manière / que l’Église est unie au Fils de Dieu. Quel époux meurt pour son épouse, si ce n’est notre Seigneur ? Quelle épouse a choisi un homme mort pour époux ? / Qui, depuis le commencement du monde, a jamais donné son sang en guise de cadeau de noces, / si ce n’est le Crucifié, qui scella les noces avec ses propres blessures ? / Qui a jamais vu un cadavre placé au beau milieu d’un repas de noces, / la mariée l’embrassant, attendant d’être consolée par lui ? / Dans quel repas de noces, si ce n’est celui-ci, a-t-on jamais rompu / le corps de l’époux pour nourrir les invités à la place d’autres aliments ? / La mort sépare les femmes de leurs maris, / mais ici c’est la mort qui unit cette Épouse à son Bien-aimé ! / Il mourut sur la croix et donna son corps à l’Épouse glorifiée, / qui s’en empare et le mange chaque jour à sa table. / Il ouvrit son côté et joint sa coupe au sang sacré / pour le lui donner à boire afin qu’elle oublie ses nombreuses idoles. / Elle l’oint d’huile, s’en revêtit dans l’eau, le consomma dans le Pain, / le but dans le Vin, afin que le monde sache que tous deux ne font qu’un / Il mourut sur la croix, mais elle ne l’échangea pour un autre / elle est pleine d’amour pour sa mort, sachant que par elle, elle a la vie”.

C’est très fort que l’homme et la femme, par le sacrement du mariage, soient greffés sur l’unité du Fils de Dieu avec l’humanité, avec l’Église. Le Christ n’est plus jamais sans corps, mais il s’agit désormais d’un corps de gloire, le corps ressuscité. Le mariage participe donc de cette unité indissoluble et inébranlable entre Dieu et l’homme.

Je paraphrase, mais très légèrement, saint Jean Chrysostome, qui affirme quelque chose qui pourrait peut-être être contesté par beaucoup aujourd’hui. Il affirme que le sacrement du mariage est aussi un témoignage pour les personnes consacrées qui ont fait le choix de la virginité. En effet, il leur révèle ce qu’elles ne saisissent peut-être pas immédiatement, à savoir que le mariage réalise et est l’expression dans la vie et dans l’histoire de cette unité du Christ avec son épouse, du Christ avec l’Église. Par conséquent, à travers les personnes mariées, les personnes consacrées comprennent qu’elles aussi, grâce à leur vocation baptismale, participent de cette unité du Christ, Fils de Dieu, et de l’humanité.

Je crois que Nikolaï Berdjaev, dans le contexte historique qui est le nôtre, a vraiment quelque chose d’important à dire. Il a écrit un jour que le mariage n’a pas encore été exploré dans les traditions chrétiennes, parce que nous l’avons trop rapidement couvert par la famille, mais la famille selon la nature. J’espère qu’à travers ce texte et à travers cette petite image, nous pourrons comprendre que, pour nous les chrétiens, la famille est l’expression du Sacrement et qu’elle a une dimension ecclésiale, et partant, qu’elle est inséparable de l’Église. En elle, le lien du sang ne peut rivaliser avec notre participation au sang du Christ, même s’il est facile que le sang naturel ait la meilleure sur le sang de l’Eucharistie. Mais, comme le dit un autre célèbre Père, Nicolas Cabasilas : “Nous sommes vraiment des consanguins du Christ”. Nos parents nous ont donné leur sang mais notre sang n’est pas celui de nos parents. À peine ils nous l’ont donné que dejà notre sang n’est plus le leur. Nous nous nourrissons de la vie, c’est-à-dire du sang du Christ qui devient le nôtre.

La famille est donc pour les chrétiens l’expression du sacrement et de l’ecclésialité, et montre dans ce monde comment l’homme vit quand il est uni à Dieu. Elle devient l’expression de la divino-humanité du Christ.

Pour l’utilisation de l’image, veuillez citer l’auteur avec la mention suivante : Œuvre du P. Marko Ivan Rupnik, 2021

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27 juillet 2021

Explicación de la imagen pintada por el Padre Marko Ivan Rupnik

La familia en sí misma pertenece a la existencia según la naturaleza. Sabemos que también en el mundo animal hay familias. Incluso los pájaros y los peces tienen familia.
Así que la familia expresa la forma de existir de los seres vivos, es algo que pertenece a la naturaleza de la creación.

Pero, según nuestra fe, según nuestra tradición cristiana, no es así, porque por el Bautismo los cristianos recibimos una vida nueva, una vida no según la existencia de la naturaleza, sino según una vida que pertenece a Dios. Dios nos da en participación su forma de ser.

Para nosotros, los cristianos, la familia es la expresión de un sacramento, que es el Matrimonio. Y esto cambia totalmente su significado, porque un sacramento siempre implica transformación. Es dentro de la vida natural donde el Espíritu Santo realiza la transformación del modo de existencia. Y lo hace transfigurando la vida natural, no negándola, sino asumiéndola y transformándola, porque la primacía ya no es de la naturaleza, sino de la relación.

Así que, para configurar esta imagen, con motivo de este gran encuentro de familias, he pensado de qué partir.

Lo que me parecía importante era mostrar la novedad de la familia según la Iglesia, según el Bautismo, según la vida en Cristo, según el hombre nuevo.
Por eso me acordé del gran padre de la Iglesia siríaca, san Jacobo de Sarug, que habla del “velo de Moisés”.

San Jacobo hace una hermosa homilía en verso sobre el pasaje del libro del Génesis cuando se dice que “Dios creó al hombre y a la mujer” y luego dice que “el hombre dejará a su padre y a su madre y se unirá a su mujer para que de dos se conviertan completamente en uno”, es decir, una sola realidad, una sola carne.

San Jacobo de Sarug dice que Moisés hablaba de hombre y mujer, pero en sí mismo él veía en ello esta realidad: una realidad más profunda de la que no se atrevía a hablar. Por eso puso un velo sobre él, para que nadie pudiera ver realmente lo que sus ojos habían contemplado. ¿Por qué? Porque la humanidad aún no estaba preparada para acoger este gran Misterio.

Como se trata de la unión de un hombre y una mujer, he elegido la imagen de las bodas de Caná. Sabemos por los textos sapienciales -como el Eclesiástico- que el vino es lo que da sabor a la vida, porque el vino es el amor que contiene el sentido de la existencia humana. Así, en el episodio de Caná, cuando María dice “Ya no tienen vino”, en ese momento, María en realidad le está diciendo a Cristo: “Estos son esposos, pero ya no tienen Amor”.

Y como la relación entre Dios y el hombre se veía en la imagen hombre-mujer (basta pensar en el Cantar de los Cantares), de este pasaje se desprende que la relación entre el hombre y Dios está agotada, es decir, ya no se vive, ya no se funda en el Amor.

De hecho, la tradición patrística ve en las seis tinajas la ley de Moisés que debía servir para la purificación. Pero las seis tinajas están vacías. Además, son de piedra. Así, prácticamente, en el episodio de las bodas de Caná se produce un paso enorme en la relación entre el hombre y Dios: se acaba una relación basada en la ley que viene de fuera y que progresivamente se ha leído y entendido de forma moralista, y se manifiesta una nueva relación entre Dios y el hombre, que es una relación entre el Padre y el Hijo, en la que participan todos los que hacen suya la vida del Hijo.

Es una relación que está verdaderamente fundada en el Amor y que se convierte en una expresión de Amor.
Así que tomé la imagen de Caná y me dirigí a Jacobo de Sarug.

Cualquiera que entienda un poco de iconografía cristiana antigua reconoce inmediatamente en este sirviente de la boda el rostro de San Pablo.
Alguien podría decir: “Pero, ¿qué tiene que ver San Pablo con las bodas de Caná, si Pablo no estuvo presente en Caná de Galilea durante las bodas?”. Pues, sí que tiene que ver. ¡Veamos!

Quisiera leer algunos pasajes de Jacobo de Sarug.

Dije que Jacobo velaba esta imagen. De hecho, Jacobo dice: “El profeta Moisés introdujo el relato del hombre y su mujer / porque a través de ellos se habla de Cristo y su Iglesia. / Con el ojo arrebatado de la profecía, Moisés vio a Cristo, / y cómo Él y su Iglesia serían uno en las aguas del bautismo; / lo vio a Él llevándola en el vientre virginal / y a ella llevándolo a él en el agua bautismal”.

¡Este intercambio es formidable! Se encarna y, como Hijo de Dios, se hace hombre y luego manifiesta en las aguas bautismales al hombre revestido de Cristo.
“… el Esposo y la Esposa se han convertido espiritualmente en uno, / y fue de ellos que Moisés escribió’ ‘Los dos serán uno’… Entonces Moisés, evidentemente velado, “vio a Cristo y lo llamó hombre, / vio también a la Iglesia y la llamó mujer”. Es formidable: llamó hombre a lo que era Cristo y la humanidad asumida por Cristo la llamó Iglesia. “Y como estaba el velo tendido, / nadie sabía qué era esa gran pintura, ni a quién representaba”.

Pero ahora viene lo mejor.
“Después del banquete de bodas [por tanto, después de la Pascua de Cristo], Pablo entró y vio / el velo allí extendido, lo tomó y lo apartó de la hermosa pareja. / Así descubrió y reveló a todo el mundo a Cristo y a su Iglesia / que el profeta Moisés había descrito en su profecía. / El Apóstol se estremeció y gritó: ‘Este misterio es grande’, / y comenzó a mostrar lo que era la pintura cubierta: / “En los llamados «hombre y mujer» en las escrituras proféticas / reconozco a Cristo y a su Iglesia, los dos que son uno”. / El velo del rostro de Moisés ya se ha quitado; / venid todos y ved un esplendor que nunca se cansa; / el gran misterio que estaba velado ya ha salido a la luz. / Que los invitados a la boda se regocijen en el Esposo y la Esposa, tan hermosos. / Se entregó a ella, y nació de una pobre muchacha; / la hizo suya, y ella está ligada a él y se alegra con él. / Descendió a las profundidades y elevó a la humilde doncella a las alturas, / porque son uno, y donde él está, allí está ella con él. / El gran Pablo, esa gran profundidad entre los apóstoles, / expuso el misterio, que ahora se cuenta claramente. / La gran belleza que había estado velada ahora salió a la luz, / y todos los pueblos del mundo vieron su esplendor. / El Esposo prometido llevó a la hija del día a un nuevo vientre, / y las aguas de prueba del bautismo se pusieron de parto y la dieron a luz: / Él permaneció en el agua y la invitó: ella bajó, se vistió con Él, y subió; / en la eucaristía lo recibió, y así se probaron las palabras de Moisés de que los dos serán uno. / Del agua surge la unión casta y santa / de la Esposa y el Esposo, unidos en espíritu en el bautismo. / La mujer no está unida a su marido de la misma manera / que la Iglesia está unida al Hijo de Dios. / ¿Qué esposo muere por su esposa, excepto nuestro Señor? / ¿Qué esposa eligió a un hombre masacrado por su marido? / ¿Quién, desde el principio del mundo, ha dado alguna vez su sangre como regalo de bodas, / excepto el Crucificado, que selló el matrimonio con sus propias heridas? / ¿Quién ha visto alguna vez un cadáver colocado en medio de un banquete de bodas, / con la novia abrazada a él, esperando ser consolada por él? / ¿En qué banquete de bodas, excepto en éste, se partió / el cuerpo del esposo para los invitados en lugar de otra comida? / La muerte separa a las esposas de sus maridos, / pero aquí es la muerte la que une a esta Esposa con su Amado. / Murió en la cruz y dio su cuerpo a la Esposa hecha gloriosa, / que lo toma y lo come cada día en su mesa. / Abrió su costado y unió su copa a la sangre santa / para dársela a beber y que olvidara sus muchos ídolos. / Lo ungió con aceite, lo vistió con agua, lo consumió en Pan, / lo bebió en Vino, para que el mundo supiera que los dos son uno. / Murió en la cruz, pero ella no lo cambió por otro; / está llena de amor por su muerte, sabiendo que por ella tiene vida”.

Es muy fuerte que el hombre y la mujer en el sacramento del Matrimonio se injerten en la unidad del Hijo de Dios con la humanidad, con la Iglesia. Nunca más Cristo sin el cuerpo, sino que es el cuerpo de la gloria, el cuerpo resucitado. El Matrimonio es, pues, partícipe de esta unidad indisoluble e inquebrantable entre Dios y el hombre.
Parafraseo, pero muy levemente, a san Juan Crisóstomo, que afirma algo que quizá pueda ser rebatido por muchos hoy en día. Afirma que el sacramento del Matrimonio es un testimonio también para las personas consagradas que siguen el camino de la virginidad. De hecho, les atestigua lo que quizá no capten tan inmediatamente, es decir, que el Matrimonio realiza y es la expresión en la vida y en la historia de esa unidad de Cristo con su esposa, de Cristo con la Iglesia. Por tanto, a través de los esposos, las personas consagradas comprenden también que también ellas, gracias a su vocación bautismal, participan de esta unidad de Cristo, Hijo de Dios, y de la humanidad.

Pienso que Nikolai Berdjaev, en este contexto histórico nuestro, tiene realmente una gran cosa que decir. Una vez escribió que, en las tradiciones cristianas, el matrimonio aún no ha sido explorado, porque lo hemos cubierto demasiado rápido con la familia, pero según la naturaleza. Espero que, a través de este texto y también de esta pequeña imagen, podamos comprender que, para nosotros, los cristianos, la familia es la expresión del sacramento y que tiene una dimensión eclesial, por lo que es inseparable de la Iglesia. En ella, el vínculo de la sangre no puede competir con nuestra participación en la sangre de Cristo, aunque sea fácil que gane la sangre según la naturaleza y no la sangre de la Eucaristía. Pero, como dice otro gran padre, Nicolás Cabasilas, “somos verdaderamente consanguíneos con Cristo”. Los padres nos dieron la sangre, pero nuestra sangre no es la de los padres. En cuanto nos la dieron, nuestra sangre ya no es suya. Mientras nos alimentamos de la vida, es decir, de la sangre de Cristo que se hace nuestra.

La familia para los cristianos es, pues, expresión del sacramento y de la eclesialidad y nos hace ver en este mundo cómo vive el hombre cuando está unido a Dios. Se convierte en una expresión de la divino-humanidad de Cristo.

Para el uso de la imagen, se ruega citar al autor con la siguiente mención: Obra de Fr. Marko Ivan Rupnik, 2021

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28 mes de julio 2021

Explicação da pintura realizada pelo padre Marko Ivan Rupnik

A família, por si, pertence à existência segundo a natureza. Sabemos que mesmo no mundo animal há famílias. Até mesmos os pássaros e os peixes têm uma família.
Isso quer dizer que a família exprime o modo de existir dos seres vivos: é uma realidade que pertence à natureza do mundo criado.

Mas, para a nossa fé, segundo a tradição cristã, não é assim. Pelo Batismo, nós, cristãos, recebemos uma vida nova, não conforme a existência da natureza, mas conforme uma vida que pertence a Deus. Deus faz-nos participantes do seu modo de existir.

Para nós, cristãos, a família é a expressão de um sacramento, o Matrimônio. E isso muda totalmente o seu sentido, porque um sacramento acarreta sempre uma transformação. É em meio à vida natural que o Espírito Santo realiza a transformação do modo de existência. E fá-lo transfigurando a vida natural, não a negando, mas assumindo-a e transformando-a, porque a primazia não é mais da natureza, mas da relação.

Assim, para realizar esta pintura, por ocasião desta grande reunião das famílias, pensei por onde começar.

O que eu considerava mais importante era mostrar a novidade da família segundo a Igreja, segundo o Batismo, segundo a vida em Cristo, segundo o homem novo.
Por isso lembrei-me do grande padre da Igreja siríaco, São Jacó de Serugh, que fala do “véu de Moisés”.

São Jacó compõe uma belíssima homilia em versos sobre a passagem do livro do Gênesis em que se diz que “Deus criou-os homem e mulher”, e depois que “O homem deixará o seu pai e a sua mãe e unir-se-á à sua mulher de modo a tornarem-se um só”, isto é, uma realidade só, uma só carne.

São Jacó de Serugh diz que Moisés falou, sim, de homem e mulher, mas o que ele viu foi algo além dessa realidade, uma realidade mais profunda, da qual não ousava falar. Por esta razão, pôs sobre ela um véu, de modo que ninguém pudesse ver realmente o que os seus olhos contemplaram. Por quê? Porque a humanidade ainda não estava pronta para acolher este grande Mistério.
Já que se trata da união do homem e da mulher, escolhi a imagem das bodas de Caná. Sabemos através dos textos sapienciais — como o Eclesiástico, por exemplo — que o vinho é o que dá gosto à vida, porque o vinho é o amor que encerra em si o sentido da existência humana. Nesse sentido, no episódio de Caná, quando Maria diz “Não têm mais vinho”, naquele momento, o que Maria diz a Cristo na verdade é: “São esposos, mas já não têm amor”.

E dado que na imagem homem-mulher via-se a relação entre Deus e a Igreja (basta pensar no Cântico dos Cânticos), podemos deduzir desta passagem que a relação entre o homem e Deus se esgotou, não é mais vivida, não é mais fundamentado no Amor.

Assim, a tradição patrística vê nas seis talhas a lei de Moisés que devia servir para a purificação. Essas seis talhas, porém, estão vazias. Além do quê, são de pedra. Desta forma, no episódio de das bodas de Caná, dá-se um passo enorme na relação entre o homem e Deus: acaba uma relação baseada numa lei que vem de fora, lei que vinha sendo cada vez mais lida e percebida de maneira moralista; no seu lugar, manifesta-se uma nova relação entre Deus e o homem, que é uma relação entre Pai e Filho, na qual tomam parte todos os que fazem sua a vida do Filho.
É uma relação construída verdadeiramente no Amor e que se torna expressão do Amor.

Tomei então essa imagem de Caná e fui ter com Jacó de Serugh.
Qualquer pessoa que se entenda um pouco de iconografia cristã antiga vai reconhecer neste servo das bodas o rosto de São Paulo.
Alguém poderia dizer: “Mas o que é que tem a ver São Paulo com as bodas de Caná, se Paulo não estava nem em Caná no dia desse casamento?” Juro que tem a ver! Vamos ver!
Gostaria de ler alguns trechos de Jacó de Serugh.

Eu disse há pouco que Jacó velou, escondeu essa imagem sob um véu. Jacó diz: “O profeta Moisés introduziu a história do homem e da sua mulher, / pois que por meio destes fala-se do Cristo e da sua Igreja. / Com olhos arrebatados pela profecia, Moisés viu a Cristo, / e como Ele e a sua Igreja viriam a ser um nas águas do batismo; / a Ele, viu-O vestido de Igreja no seio virginal / e a Ele, viu-a vestida de Cristo na água batismal”.

Que troca admirável! Ele encarna-se e, na qualidade de Filho de Deus, torna-se homem para manifestar nas águas do Batismo o homem revestido de Cristo.
“o Esposo e a Esposa tornaram-se espiritualmente um, / e foi sobre eles que Moisés escreveu ‘os dois serão um’.” Então Moisés, certamente coberto com um véu, “viu a Cristo e chamou-o homem, / viu também a Igreja e chamou-a mulher”. É formidável: chamou homem o que era Cristo, e à humanidade da qual Cristo se revestiu chamou Igreja. “E posto que fora coberta com um véu, / ninguém sabia o que era aquela grande pintura, nem o que representava.”

Mas agora vem a parte mais bonita.
“Depois da festa de núpcias [ou seja, depois da Páscoa de Cristo], Paulo entrou e viu / o véu a cobri-la; tomou-o e tirou-o do belo casal. / Assim descobriu e revelou ao mundo inteiro Cristo e a sua Igreja / que o profeta Moisés havia retratado na sua profecia. | O Apóstolo estremeceu e gritou: ‘Grande é este mistério’ / e pôs-se a mostrar o que era a pintura coberta: / ‘Nos que a escritura chama homem e mulher / eu reconheço Cristo e a sua Igreja, os dois que são um só’. / O véu do rosto de Moisés foi removido; / vinde todos e vede um esplendor que nunca se exaure; / o mistério outrora velado veio agora à luz, / Regozijem-se os convidados às núpcias com o Esposo e a Esposa, quão belos! / Ele deu-se a ela, ele que nascera de uma pobre donzela; / fê-la sua, e esta foi a ele ligada, e com ele rejubila. / Ele desceu às profundezas e ergueu a humilde menina às alturas, / porque são um, e onde ele está, lá está ela com ele. / O grande Paulo, de tão grande profundeza entre os apóstolos, / expôs o mistério, agora dito com clareza. / A grande beleza que fora velada agora foi aberta, / e todos os povos do mundo viram o seu esplendor. / O Noivo fez entrar a filha do dia num novo ventre, / e as águas de provação do batismo foram as dores que a trouxeram à luz: / Ele permaneceu na água e convidou-a: ela desceu, cobriu-se dele como um manto, e subiu; / na Eucaristia recebeu-o, e assim as palavras de Moisés, que os dois seriam um, cumpriram-se. / Da água deriva a casta e santa união / da Esposa e do Esposo, unidos em espírito pelo batismo. / Nem as mulheres se unem aos maridos da mesma forma / como a Igreja está unida ao Filho de Deus. / Que esposo morre pela sua esposa, senão Nosso Senhor? / Que esposa escolhe um homem massacrado como marido? / Quem, desde o princípio do mundo, já deu o seu próprio sangue como dom nupcial, / a não ser o Crucificado, que selou o matrimônio com as suas feridas? / Quem já viu um cadáver colocado em meio à festa de casamento, / com a esposa a abraçá-lo e a esperar ser por ele consolada? / Em que casamento, a não ser neste, despedaçaram / o corpo do esposo e ofereceram aos convidados em vez de qualquer outra comida? / A morte separa as mulheres dos maridos, / mas aqui é a morte que une esta Esposa ao seu Amado! / Ele morreu na cruz e deu o seu corpo à Esposa glorificada, / que o recebeu e o come todos os dias à sua mesa. / Ele abriu o seu lado e uniu o seu cálice ao santo sangue / para o dar de beber a ela e fazer-lhe esquecer os seus muitos ídolos. / Ela ungiu-o com óleo, revestiu-se dele na água, consumiu-o no Pão / bebeu-o no Vinho, para que o mundo pudesse saber que os dois são um. / Ele morreu na cruz, mas ela não o trocou por outro; / ela foi cumulada de amor com a sua morte, sabendo que desta vem a vida”.

É muito forte o fato de o homem e a mulher, no sacramento do Matrimônio, serem enxertados na unidade do Filho de Deus com a humanidade, com a Igreja. Cristo não existe mais sem um corpo, mas se trata de um corpo de glória, de um corpo ressuscitado. O Matrimônio participa dessa união indissolúvel e inabalável entre Deus e o homem.

Vou parafrasear aqui, mas só um pouquinho, São João Crisóstomo, que afirma uma coisa que hoje muitos poderiam contestar. Ele afirma que o sacramento do Matrimônio é um testemunho mesmo para os consagrados que seguem o caminho da virgindade. Este sacramento, com efeito, atesta-lhes algo que poderiam não perceber imediatamente, nomeadamente que o Matrimônio realiza e é a expressão, na vida e na história, da unidade de Cristo com a sua esposa, de Cristo com a Igreja. Portanto, mesmo os celibatários, através dos casais desposados, compreendem que eles, graças à sua vocação batismal, participam também desta unidade de Cristo, Filho de Deus, com a humanidade.

Acredito que Nikolaj Berdjaev, neste contexto histórico atual, tem algo valioso a nos dizer. Uma vez, escreveu que nas tradições cristãs, o Matrimônio não foi ainda explorado, porque o cobrimos rapidamente com a família segundo a natureza. Espero que através deste texto e desta pequena imagem possamos compreender que, para nós, cristãos, a família é a expressão do Sacramento, e que essa expressão tem uma dimensão eclesial, logo, é inseparável da Igreja. Nela, os laços de sangue não podem estar em oposição à nossa participação ao Sangue de Cristo, embora seja fácil deixar vencer o sangue segundo a natureza e não o sangue da Eucaristia. Mas, como diz outro grande padre, Nicolau Cabásilas: “Somos verdadeiros consanguíneos de Cristo”. Os nossos pais deram-nos o sangue, mas o nosso sangue não é o dos nossos pais. Do momento em que no-lo deram, o sangue não é mais deles. Ao mesmo tempo, nós alimentamo-nos da vida, do sangue de Cristo, que se torna o nosso.

Portanto, para os cristãos, a família é expressão do sacramento e da eclesialidade, e mostra como vive neste mundo o homem quando permanece unido a Deus. Torna-se expressão da divino-humanidade de Cristo.

Para o uso da imagem, favor citar o autor com a seguinte redação: Obra de Pe. Marko Ivan Rupnik, 2021

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28 julho 2021

Explanation of the image painted by Father Marko Ivan Rupnik

According to nature the family in itself is part of existence. We know that even in the animal world there are families. Even birds and fish have families.
So the family expresses the way living beings exist; it is something that belongs to the nature of creation.

Nevertheless, for our faith, according to our Christian tradition, this is not the case because with Baptism we Christians receive a new life, a life not according to the existence of nature, but according to a life that belongs to God. God shares His way of being with us.

For us Christians, the family is the expression of a sacrament, which is Marriage. And this changes its meaning completely, because a sacrament always implies transformation. It is within natural life that the Holy Spirit brings about the transformation of the way of existence. And he does so by transfiguring natural life, not by denying it, but by embracing it and transforming it, because the primacy is no longer of nature, but of the relation.

So to set up this image, on the occasion of this great gathering of families, I thought about where I should start from.

What I felt was important was to show the novelty of the family according to the Church, according to Baptism, according to life in Christ, according to the new man.
Therefore, I remembered the great Syriac Church father St. Jacob of Sarug, who speaks of the “veil on Moses’ Face.”

St. Jacob wrote a beautiful homily in verse on the passage from the book of Genesis where it says that “God created man and woman” and then it says that “That is why a man leaves his father and mother and clings to his wife, and the two of them become one body” that is, one life, one flesh.

St. Jacob of Sarug says that Moses spoke, yes, of man and woman, but per se he looked into this reality: a deeper reality of which he dared not speak. For this reason, he placed a veil over it, so that no one could truly see what his eyes had beheld. Why? Because humanity was not yet ready to accept this great Mystery.

Since it is about man and woman coming together, I chose the image of the Wedding at Cana. We know from the wisdom texts – such as Sirach – that wine is what gives zest to life because wine is the love that embraces the meaning of human existence. So, in the episode of Cana, when Mary says “They have no more wine”, at that moment, Mary is actually saying to Christ: “These are newlyweds, but they have no more Love”.

And since the relationship between God and man was perceived in the man-woman image (just think of the Song of Songs), this passage shows that the relationship between man and God is worn-out, that is, it is no longer lived, it is no longer based on Love.

In fact, the patristic tradition interprets the six jars as the law of Moses, to be used for purification. However, the six jars are empty. Moreover, they are made of stone. Thus, in practical terms, in the episode of the Wedding at Cana an enormous step forward in the relationship between man and God takes place. A relationship based on the law that comes from the outside and that has progressively been read and understood in a moralistic way comes to an end, and a new relationship between God and man is revealed, a relationship between Father and Son, embodied by all those who make the life of the Son their own.

It is a relationship that is truly founded in Love and becomes an expression of Love.
So I took the image of Cana and turned to Jacob of Sarug.

Anyone who understands a bit of ancient Christian iconography will immediately recognize St. Paul in the face of this wedding servant.
Someone might say, “But what does St. Paul have to do with the Wedding at Cana, if Paul was not present at Cana of Galilee during the wedding?” It does, it does! Let’s see!
I would like to read some passages from Jacob of Sarug.

I said that Jacob veiled this image. In fact, Jacob says, “The prophet Moses introduced the story of the man and his wife / for through them one speaks of Christ and his Church. / With the enraptured eyes of prophecy, Moses saw Christ, / and how He and his Church would be one in the waters of Baptism; / he saw Him covered by her in the virginal womb / and she covered by Him in the baptismal water.”

This encounter is formidable! He is made flesh and, as the son of God, he becomes man to then reveal the man clothed with Christ in the baptismal waters.
“…the Bridegroom and the Bride have spiritually become one, / and it was of them that Moses wrote ‘The two shall be one’… Then Moses, evidently veiled, “saw Christ and called him man, / he also saw the Church and called her woman.” This is remarkable: he called man that which Christ was and the humanity assumed by Christ he called Church.
“And because the veil was stretched over it, / no one knew what that great painting was, or who it represented.”

But now comes the best part.
“After the wedding feast [thus after Christ’s Passover], Paul went in and saw / the veil spread out there, he took it and pulled it away from the beautiful couple. / In this way he uncovered and revealed to the whole world Christ and his Church / whom the prophet Moses had depicted in his prophecy. / The Apostle trembled and cried out, ‘This mystery is great,’ / and began to show what the covered painting was: / “In those called «man and woman» in the prophetic scriptures / I recognize Christ and his Church, the two who are one.” / The veil over Moses’ face has now been removed; / come all and see the glory that never fades away; / The great mystery that was veiled has now come to light. / May the wedding guests rejoice in the Bridegroom and the Bride, so beautiful. / He gave himself to her, born from a poor girl; / he made her his own, and she is bound to him and rejoices with him. / He has reached deep down and raised up the humble girl / for they are one, and where he is, there she is with him. / The great Paul, that great profundity among the apostles, / exposed the mystery, which is now clearly told. / The great beauty that had been veiled has now came into the open, / and all the peoples of the world saw its splendor. / The promised Bridegroom brought the daughter into a new womb, / and the Baptismal waters represented the birth and she was born: / He remained in the water and invited her: she went down, covered herself with Him and came back up; / she received Him in the Eucharist, and so the words of Moses that the two shall be one were proven. / From the water comes the chaste and holy union / of Bride and Bridegroom, united in spirit through baptism. / Women are not united to their husbands in the same way / as the Church is united to the Son of God. / What bridegroom dies for his bride, / except for our Lord? / What bride has chosen a slain man as her husband? / Who, since the beginning of time, has ever given his blood as a wedding gift, / except for the Crucified One, who sealed the marriage with his own wounds? / Who has ever seen a corpse placed in the middle of a wedding feast, / with the bride embracing him, waiting to be consoled by him? / At what wedding feast, except this one, did they break / the body of the bridegroom for the guests instead of other food? / Death separates wives from their husbands, / but here it is death that unites this Bride to her Beloved! / He died on the cross and gave his body to the Bride made glorious, / who embraces him and eats him every day at her table. / He opened his side and joined his cup to the holy blood / to give it to her to drink so that she might forget her many idols. / She anointed him with oil, covered herself with him in water, consumed him in the Bread, / drank him in the Wine, so that the world would learn that the two are one. / He died on the cross, but she did not replace him with another; / she is full of love for his death, knowing that she is given life from it.”

The concept that man and woman in the sacrament of Matrimony are grafted into the unity of the son of God with humanity, with the Church, is very strong. Never again is Christ without a body, but it is the body of glory, the risen body. Marriage is therefore a part of this indissoluble and unshakeable unity between God and man.

I would like to very briefly paraphrase St. John Chrysostom, who states something that perhaps could be challenged by so many today. He affirms that the Sacrament of Matrimony is a testimony as well for consecrated persons who follow the path of virginity. In fact, it attests to them what they might not grasp so straightaway, namely, that Matrimony is fulfilling and it is an expression throughout life and history of that unity of Christ with his Bride, of Christ with the Church. Consecrated people, therefore, through married couples, understand that they too, thanks to their baptismal vocation, share in this unity of Christ, the Son of God, and humanity.

I think that in our present historical context Nikolai Berdjaev has something truly great to say. He once wrote that in Christian traditions, Marriage has not been explored yet, because we have included it too quickly into family, however according to nature. I hope that, through this text and also through this small image, we can understand that for us Christians, the family is the expression of the Sacrament and that it has an ecclesial dimension, therefore it is inseparable from the Church. In it, the bond of blood cannot compete with our participation in the blood of Christ, even if it is easy for the blood according to nature to prevail and not the blood of the Eucharist. But, as another great father, Nicholas Cabasilas, puts it: “We are truly blood relatives of Christ.” Our parents gave us blood, but our blood is not the parents’ blood. As soon as they gave it to us, our blood is no longer theirs. While we are nourished by life, that is, by the blood of Christ that becomes ours.

Therefore, for Christians the family is an expression of the sacrament and of ecclesiality, and it indicates how in this world man lives when he is united with God. It becomes an expression of the divine humanity of Christ.

For the use of the image, please cite the author with the following: Work of Fr. Marko Ivan Rupnik, 2021

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28 july 2021

Evento di restituzione alla Chiesa e alla Città per progetto “Accoglienza diffusa” (Uff. Caritas)

Evento di restituzione alla Chiesa e alla Città per progetto “Accoglienza diffusa” (Uff. Caritas)

Evento “800 anni del presepe” – parrocchia Santa Croce in Gerusalemme (Uff. past. tempo libero, turismo e sport)

Evento “800 anni del presepe” – parrocchia Santa Croce in Gerusalemme (Uff. past. tempo libero, turismo e sport)

Evangelizzazione e iniziazione cristiana al centro dell’incontro di Settore

Foto Diocesi di Roma / Gennari

Si terrà il prossimo 5 marzo, dalle ore 10 alle 12, nell’Aula Magna della Pontificia Università Lateranense, il terzo e ultimo incontro di Settore per l’anno pastorale in corso, rivolto ai sacerdoti e ai diaconi della diocesi di Roma.

Nella lettera inviata ai presbiteri e ai diaconi, il cardinale vicario Baldo Reina sottolinea il senso ecclesiale dell’iniziativa: «In continuità con il cammino già avviato nei precedenti incontri di Settore dedicati al rapporto tra evangelizzazione e iniziazione cristiana e accogliendo le indicazioni che ci ha offerto il Santo Padre nell’udienza del 19 febbraio, desideriamo vivere tutti insieme questo momento formativo».

Protagonista dell’incontro sarà don Ubaldo Montisci, docente dell’Università Pontificia Salesiana, che offrirà un approfondimento sul tema dell’evangelizzazione in rapporto alla famiglia, con uno sguardo attento alle trasformazioni dell’attuale contesto socio-culturale.

L’incontro del 5 marzo non rappresenta un momento isolato, ma parte di un cammino più ampio che coinvolgerà anche le realtà territoriali. Il cardinale vicario ricorda infatti che «come di consueto nei successivi incontri di Prefettura, sia con i presbiteri che con i laici, tale argomento sarà sviluppato in forma laboratoriale».

Scarica la lettera del cardinale vicario.

 

24 febbraio 2026

Evangelizzare: l’invito del cardinale vicario Angelo De Donatis nella lettera per la Pentecoste

Pentecoste, Giotto, Cappella degli Scrovegni

Dopo l’ascolto, l’evangelizzazione. Mancano pochi giorni alla celebrazione della Pentecoste, «meta e culmine del cammino del Tempo di Pasqua», così il cardinale vicario Angelo De Donatis propone una meditazione in preparazione alla solennità di domenica 23 maggio. Il testo è ispirato alla Seconda Lettera di san Paolo ai Corinzi al capitolo 6, «un brano fondamentale – si legge nella missiva inviata a sacerdoti, religiose e religiosi e membri delle équipe pastorali –, caro ad ogni cristiano che scopre la sua chiamata a essere discepolo evangelizzatore, perché descrive quella gioia e quell’ebbrezza che si prova quando si è a servizio dell’annuncio del Vangelo». Al centro, infatti, c’è l’invito ad «accogliere il dono dell’evangelizzazione».

La Pentecoste è il momento giusto per farlo. «Mentre il nostro sguardo rimane sempre attento alla vita concreta delle persone che abitano i nostri quartieri – scrive il vicario del Papa per la diocesi di Roma –, anche attraverso l’attività della mappatura affidata alle équipe pastorali, sentiamo forte il desiderio, suscitato e alimentato dallo Spirito della Pentecoste, di condividere con tutti il kerigma che è l’incontro con il Signore Risorto. È lui che si fa costantemente vicino ad ogni uomo, è Lui che per mezzo del suo Spirito ci spinge ad accostarci agli altri perché vuole realizzare in Sé quella fraternità universale che è il regno del Padre».

La lettera del cardinale è accompagnata da una proposta concreta di ritiro spirituale, da vivere in casa, in comunità, in parrocchia, in canonica. «Evangelizzare non è un’opera nostra, non è un’impresa, un dovere di una comunità, ma è principalmente una grazia da ricevere, un dono da accogliere», spiega il cardinale De Donatis. «Evangelizzare non si aggiunge ad una serie di cose da compiere come battezzati – prosegue –; è, invece, uno spazio “spirituale”, colmo di Spirito, da cui siamo abitati, dentro il quale ci muoviamo ed esistiamo, uno spazio che, proprio perché impregnato di Spirito, è capace di generare. Solo chi accoglie l’evangelizzazione, abitando nello Spirito, sarà fuoco evangelizzatore».

In questo senso è fondamentale il testo di san Paolo, quei diciotto versetti che «ci aiutano a considerare la bellezza dell’evangelizzare» e a delinearne le caratteristiche. Spirito di collaborazione, sinodalità, integrità, franchezza, un cuore aperto e disponibile: ecco cosa serve a un buon evangelizzatore.

«Oggi – conclude il cardinale – abbiamo bisogno di comunità che nei quartieri siano cuori dilatati e ciò renderà credibile il kerygma. Ripensare l’annuncio sarà di fatto rinnovare la qualità delle relazioni, in un tu per tu, in quel guardarsi negli occhi, in quel fissarsi, che è amare della stessa intensità del Cristo che ci chiama e si china da servo davanti a ciascuno (…). Chiediamo allo Spirito di renderci santi e figli e solo allora l’evangelizzazione sarà un suo capolavoro e ripensare il kerygma sarà un dono che ci consentirà di sentirci di nuovo evangelizzati, tutti, come fosse la prima volta!».

Leggi la lettera del cardinale vicario

Scarica la proposta di ritiro

14 maggio 2021

Evangelii Nuntiandi: sulla pagina Facebook della diocesi alcuni passaggi per riscoprire il documento di Paolo VI

«Vi vorrei dare due consegne, alla fine di questa presentazione delle linee pastorali. Si tratta di qualcosa a cui vi potete dedicare già a partire da questa estate, ma che vi invito a coltivare sempre, anche durante il cammino pastorale, perché ci aiuteranno molto. La prima consegna è prepararsi all’ascolto attraverso l’esercizio del silenzio. (…) La seconda consegna è meditare Evangelii Nuntiandi di Paolo VI. La ricchezza di quel documento, così spesso sottolineata da Papa Francesco, è di straordinaria attualità anche per noi oggi».

Il cardinale vicario Angelo De Donatis ha concluso così il suo intervento dello scorso 24 giugno, nella basilica di San Giovanni in Laterano. Dopo aver delineato il programma pastorale per il prossimo anno, ha assegnato due “compiti per le vacanze” ai fedeli della diocesi. Uno di questo è appunto la lettura e approfondimento dell’esortazione apostolica post-sinodale sull’evangelizzazione, scritta da Paolo VI e pubblicata l’8 dicembre del 1975. Per questo durante le vacanze estive, sulla pagina Facebook della diocesi (@diocesiroma) verrà pubblicato ogni giorno un passaggio significativo del testo pontificio. Il via lunedì 8 luglio.

2 luglio 2019

Evangelii Nuntiandi, cambio di data per il corso

Il prossimo incontro di approfondimento sull’esortazione apostolica Evangelii Nuntiandi, organizzato dall’Ufficio catechistico e dall’Ufficio liturgico della diocesi di Roma, si terrà sabato 16 novembre 2019, dalle ore 9.30 alle ore 12. Il secondo incontro si svolgerà sabato 30 novembre, anziché sabato 23 come precedentemente stabilito. “Annunciare il Vangelo da Papa Francesco a Papa Paolo VI” è il tema degli incontri, che si terranno nella basilica di San Giovanni in Laterano.

L’incontro è rivolto anche ai ministri straordinari che hanno il mandato scaduto al 30 novembre 2019.

29 ottobre 2019

Evangelii gaudium: il 25 novembre incontro a San Giovanni in Laterano

A dieci anni dalla pubblicazione dell’esortazione apostolica Evangelii gaudium, la diocesi di Roma propone una mattinata di studio, preghiera e riflessione per sabato 25 novembre alle 9.30. L’evento avrà luogo nella basilica di San Giovanni in Laterano. Ad aprire i lavori sarà il cardinale vicario Angelo De Donatis, che interverrà dopo la recita dell’Ora Terza; a seguire, la lectio sui discepoli di Emmaus del vescovo Baldo Reina, vicegerente della diocesi di Roma. Seguiranno le relazioni di tre esperti: innanzitutto don Rocco D’Ambrosio, ordinario di Filosofia politica della Pontificia Università Gregoriana, su “I segni dei tempi alla luce della Evangelii Gaudium, con uno sguardo sulla nostra città”; prenderà poi la parola Matteo Mennini, docente di Cristianesimo e globalizzazione all’Università degli Studi Roma Tre e preside del San Leone Magno, che terrà una relazione su “La centralità dei poveri nel magistero di Francesco”; infine don Vito Impellizzeri, teologo e direttore dell’Istituto Superiore di Scienze religiose della Facoltà Teologica San Giovanni Evangelista di Palermo, sul “Come ribadire oggi la responsabilità dell’evangelizzazione alla luce dell’Evangelii Gaudium e del cammino sinodale: quali priorità”.

«Quel testo, spesso definito un “programma di pontificato”, è prima di tutto un richiamo forte al cuore del Vangelo stesso, al “programma” di Gesù che chiama i suoi ad uscire, ad annunciare la buona notizia del Regno – riflette il cardinale De Donatis –. Papa Francesco ci ha indicato una strada che, pian piano, lungo questo decennio, si è sempre maggiormente delineata, anche in mezzo alle difficoltà della storia. Siamo stati esortati fortemente ad una trasformazione missionaria della Chiesa, maggiormente consapevoli delle sfide del mondo attuale e delle tentazioni che vogliono ostacolare la diffusione del Vangelo. Siamo stati invitati a ricordare che l’evangelizzazione non è l’impegno di pochi, ma la vocazione di tutti. Ricondotti alla fonte che è la Parola, i pastori e i fedeli, nell’ascoltare Dio e il popolo, hanno ritrovato un cuore che arde nel petto, mentre il Risorto cammina con noi lungo la via del mondo. Abbiamo una maggiore coscienza che, quando si vive il Vangelo, i poveri ritrovano un posto privilegiato nella Chiesa, i fragili scoprono un sostegno, i popoli si incontrano per costruire la pace. Infatti solo l’incontro personale con l’Amore di Gesù ci salva e ci invita ad annunciare a tutti la gioia di questa salvezza».

L’intento dell’incontro del 25 novembre, riflette padre Giulio Albanese, direttore dell’Ufficio per le comunicazioni sociali del Vicariato, che modererà la mattina, è quello di «riflettere su quanto sta accadendo sul palcoscenico della storia contemporanea, con una particolare attenzione alla nostra realtà diocesana» alla luce delle indicazioni del Papa. «Seppure in dieci anni tante cose sono cambiate, si tratta di un documento ancora molto attuale – prosegue –, per cui avvertiamo l’esigenza di operare un sano discernimento comunitario che tenga conto dei segni dei tempi e dunque dell’esigenza impellente d’incarnare la Parola in un mondo che cambia. Il dinamismo che caratterizza la spiritualità dell’Evangelii gaudium ci impone d’essere non delle semplici comparse rispetto al fluire del tempo». Tenendo conto del cammino sinodale intrapreso dalla Chiesa di Roma, spiega ancora il sacerdote, «dopo aver vissuto la fase narrativa – che ha trovato un’icona nel brano evangelico di Marta e Maria – con il nuovo anno pastorale anche la nostra diocesi di Roma entra nella sua fase sapienziale accettando con coraggio di affrontare la sfida del “discernimento comunitario” sotto l’illuminazione dello Spirito Santo».

Il testo integrale della lettera del cardinale

13 novembre 2023

ESTATE – PASTORALE GIOVANILE

Il Servizio per la Pastorale Giovanile sta concludendo in ventotto prefetture il cammino di formazione per gli animatori degli adolescenti, diventati ormai priorità della sua attenzione e delle sue proposte. Cresce il desiderio di attivare un processo di formazione permanente degli educatori degli adolescenti sul territorio, all’interno delle prefetture. Dagli adolescenti e da contesti comunitari si riparte per dare radice alla pastorale giovanile. L’estate prevede tre momenti:
         i campi estivi per gli adolescenti a Farnese – VT  ( dal 4-al 8 Luglio per i ragazzi delle superiori e dal 9 al 13 Luglio per i ragazzi di II e III Media);
         il pellegrinaggio dei giovani di Roma dai 17 anni sulle orme di Paolo dal 5 al 12 Agosto da Pozzuoli a Roma  in sintonia con tutte le Diocesi che vivranno in quei giorni pellegrinaggi sul tutto il territorio nazionale in preparazione al Sinodo;
         l’incontro dei giovani italiani a Roma l’ 11-12 Agosto con Papa Francesco. Il 10 Agosto in molte parrocchie accoglieremo i giovani italiani che concludono i loro pellegrinaggi.
 
Nel depliant e al Servizio Diocesano (0669886447 – www.pastoralegiovanileroma.it ) tutte le informazioni per la partecipazione e l’iscrizione

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